Article dans une série de papiers de travail :

Stefan Ambec, Mark A. Cohen, Stewart Elgie et Paul Lanoie, « The Porter Hypothesis at 20: Can Environmental Regulation Enhance Innovation and Competitiveness? », TSE Working Paper, n°10-215, juillet 2010.
[ Texte complet ]

Résumé

Il y a bientôt vingt ans, Michael Porter, économiste et professeur de stratégie de la Harvard Business School, a remis en question le paradigme généralement accepté quant à l’impact des réglementations environnementales sur la performance d’affaires, en affirmant que des politiques environnementales bien conçues pouvaient en fait améliorer la compétitivité des entreprises. Jusqu’alors, le point de vue dominant, accepté par la quasi‐totalité des économistes, stipulait que d’imposer aux entreprises de réduire une externalité comme la pollution réduisait nécessairement les options à leur disposition et, par définition, leurs profits. Après tout, s’il y a des opportunités profitables de réduire la pollution, les firmes qui maximisent leurs profits auraient dû les identifier par elles‐mêmes. Depuis 20 ans, beaucoup de choses ont été écrites sur ce qu’il est convenu d’appeler l’Hypothèse de Porter. Aujourd’hui, il y a diverses théories pour expliquer l’Hypothèse de Porter, les résultats empiriques ne sont pas concluants et il subsiste une certaine confusion sur ce que dit et ne dit pas l’Hypothèse de Porter. Ce texte présente un survol des grands enjeux théoriques et empiriques entourant l’Hypothèse de Porter, en tire les grandes implications en termes de politiques publiques et propose des avenues de recherche pour le futur.

Groupe thématique TSE

Economie de l'environnement et ressources naturelles

Remplacé par